Henri Cuche: une trajectoire familiale empreinte d’ouverture sur le monde

C’est une trajectoire empreinte de loyauté, de bienveillance et d’intelligence collective dont fait état le Dr Henri Cuche, médecin anesthésiste-Réanimateur établi dans une structure appréciée pour la qualité de sa relation aux patients : La clinique Saint-Charles Lyon 1er (Lyon 69001).

Il y a déposé sa marque personnelle d’écoute, d’empathie et de compétence technique.

Il fait état, sans complexe, d’une influence médicale familiale, au travers des trajectoires professionnelles et personnelles de son grand-père et de ses parents. La famille Cuche évoque spontanément en moi la pérennité de valeurs familiales. Et parmi ces valeurs, on retient entre autres : l’attention à l’autre, le sens du partage et des responsabilités, mais aussi l’importance de la culture et beaucoup d’influences artistiques.

Cette influence est à l’évidence omniprésente mais douce et pleine d’attentions: ses frères et ses sœurs n’ont pas senti la nécessité d’embrasser la carrière médicale (une sœur comédienne au conservatoire national de St Etienne, un frère avocat au barreau de Lyon et un frère restaurateur de tableau après avoir fréquenté l’école Condé à Lyon).

D’une scolarité erratique marquée par l’incompréhension d’une scolarité « générale », un manque de maturité (année d’avance), le coté conventionnel de la vie dans une petite commune de l’Ardèche, des parents d’une notabilité certaine (créateur et dirigeant d’établissement de soin), il en conserve la volonté de creuser son sillon loin des regards inquisiteurs.

Puis il fait un choix enthousiaste de faire médecine qu’il assimile par suite à une révélation. De manière informelle ce choix se fait par amitié pour I.Bah plus que par choix personnel . I.Bah était décidé à devenir médecin (réussite immédiate au concours de première année -PACES de l’époque-) pour lequel il avait et a encore une grande admiration de par son érudition (sa tante tutrice était enseignante en établissement catholique) , son enthousiasme permanent et sa capacité à se faire accepter de tous.dans une petite ville d’Ardèche ou il était presque le seul adolescent de couleur.

A l’issue d’une année de redoublement (6 eme place à son deuxieme concours) il évoque son premier succès puisque considéré comme médiocre durant son enseignement secondaire ce qui lui donne la confiance (La confiance!!).

Fort d’un anonymat retrouvé dans LA grande ville ( Lyon) il se met au service de la collectivité de façon totalement désintéressé non pour flatter son égo mais surtout par curiosité immense pour comprendre le monde. En témoignent ses implications dans les activités corporatives, élu au conseils de faculté puis d’universités , organisation du premier gala de médecine de lyon en 1992 au palais des congres (2500 convives) puis gestion d’une mutuelle étudiante d’abord régionale puis nationale avec de nombreux postes d’administrateurs (place était faite au rares jeunes étudiants).

Ces moments constituent de facto un lien avec le monde de l’entrepreneuriat et du management.

Réussite du concours difficile de l’Internat, lui autorisant la spécialisation en Anesthésie Réanimation : l’école Strasbourgeoise faite de rigueur et d’un compagnonnage humaniste et affectueux l’épanouit pleinement.

En retrait de l’engagement associatif suite aux grèves malencontreuses face aux ordonnances Juppé de 99, il part en compagnie de sa famille pour Wallis et Futuna durant plus d’un an et demi avec son épouse engagée ( devenant première médecin scolaire de l’île), comme médecin anesthésiste et médecin généraliste de dispensaire. Cette période d’ouverture au monde est vécue comme une deuxième naissance ce d’autant qu’il construit une famille ( mariage , premier enfant…).

Déception au retour : éclate l’affaire des mutuelles étudiantes ( D.Strauss Kahn et consorts) crise dans laquelle il se trouve par ricochet impliqué, et prend la mesure de la responsabilité des postes occupés dans le monde de la mutualité (bien qu’étant étant totalement bénévole).

Cela est à l’origine d’un éloignement du monde syndical, associatif et mutualiste.

Un Diplôme de réparation juridique du dommage corporel engagé auprès de ses maitres Strasbourgeois lui donne alors un autre regard sur les métiers de plateaux techniques lourds et une acuité juridique.

Replongée dans l’anonymat total comme chef de clinique (pendant 4 ans avec une courte période de PH provisoire) à Lyon où il fait des rencontres et surtout continue l’apprentissage du métier et de sa complexité.

Il s’installe à la clinique Saint-Charles en 2004 et intègre une équipe médico-chirurgicale très attachante avec humilité et loyauté puis innove notamment dans le cadre des relations avec les praticiens chirurgicaux (écriture d’un livre sur les rapports anesthésiste/chirurgien qui fait école, découverte d’une activité créative qu’il ne connaissait pas encore, impression de laisser un témoignage à la postérité, tout comme un enfantement).

De part son expérience associative, il devient logiquement le chef de file lors du rachat de l’établissement par ses praticiens en 2011, ce qui représente une originalité dans le paysage des établissements libéraux lyonnais.

Parallèlement à cela il porte un regard enthousiaste au projet d’Ibrahim Bah-Clozel dont il est l’ami de toujours et participe à la constitution du capital de départ de manière significative, retenu par le caractère éthique, social et solidaire du projet d’approvisionnement en eau potable par bonbonnes recyclables de la capitale Guinéenne : Conakry.

Dans ce projet (Eau de MAWA, Guinée), il loue la loyauté absolue d’Ibrahim, qui apporte la connaissance de son pays (dont est originaire son père et avec lequel il entretient des liens familiaux puissants et durables).

Un de ses cousins le sollicite pour sauver une entreprise viticole familiale (https://www.chateau-puech-redon.com/) pour sauver une entreprise viticole familiale (acquise par son grand père chirurgien après la deuxième guerre mondiale) de la faillite (2014), apportant son expérience organisationnelle et financière. Une belle rencontre avec un partenaire labellisé vin Nature lui permet de retrouver quelques couleurs financières.

Le label Vin Nature c’est le respect et donc le traitement raisonné de la terre (notamment sans pesticides) avec vinification vertueuse et naturelle sans levures exogènes. Les levures endogènes présentes suffisent à la fermentation. Tout cela limite drastiquement le taux de sulfites si mal tolérés par certains consommateurs.

Pour Henri Cuche, l’élevage et la transformation du vin ont des résonances avec nos métiers de soins : compréhension des éléments (terre, eau) et de leur métabolisme, empathie entre producteurs et consommateurs (contrat moral – loyauté et fidélité – de satisfaction des parties prenantes : la définition actuelle du Marketing !).

Cette affaire est aujourd’hui en bonne voie de redressement.

Il fait état de la création (avec ses 50 associés à la clinique Saint-Charles) d’un fonds d’investissement accompagnement de projets innovants (INNOLY) dont certains sont déjà primés.

http://www.deepsen.io

https://www.facebook.com/permalink.php?id=1452424645074855&story_fbid=2294388987545079 : Lunettes de réalité virtuelle améliorant le confort des patients diffusant du contenu vidéo hypnotique (produits par la société Deepsen).

Henri Cuche, dans son esprit visionnaire, insiste sur la nécessité de s’échapper à la pression des administrateurs des groupes de structures de soin, où les praticiens sont désignés comme des prestataires de soins techniques dans un cadre financier rigide, avec une marge de manœuvre limitée.

La comparaison avec des robots dotés d’intelligence forte et non de créativité vient aisément.

C’est comme cela que nous voient actuellement les décideurs des grands groupes de soins publics ou privés.

Cela renforce l’intuition suggérant que la liberté créative d’entreprendre des praticiens soignant est un formidable rempart contre l’épuisement professionnel (Burn Out et Bore Out) et bien entendu une source d’indépendance vis-à-vis de nos structures de soins, sur le plan financier et intellectuel.

La connaissance des entreprises, des réseaux d’entreprise et des réseaux financiers est donc un levier fondamental pour garder une capacité d’épanouissement par la liberté de créer.

Son caractère d’une curiosité insatiable de comprendre le monde et son organisation sociologique, de prendre la mesure des changements de notre métier, en pleine révolution sont la marque fondamentale des individus à haut potentiel et multi-compétents : curiosité, empathie, hypersensibilité, sens de la justice et de l’équité, créativité et adaptabilité.

En conclusion, il retient la personnalité de l’iconique Steve Jobs lors de sa keynote introductive, tenant à la main le premier iPhone en 2007, déclarant à qui voulait l’entendre que cet objet allait changer le monde (cité par Pascal Picq Paléoanthropologue enseignant à Harvard : conférence aux entrepreneurs à la CCI en 2018)

La quintessence du Marketing, proposant au grand public le produit user-friendly qu’il attendait, au bon moment, et au bon endroit (NDLR).

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